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Le mardi 09 février 2010 19:19
![]() Pierre DuhamelUn journaliste économique depuis 30 ans et un des grands experts en économie au Québec.Biographie complète Beaucoup de bruit pour rien
C’est du Shakespeare, mais ce pourrait aussi être du Charest. Déterminé à ne pas faire d’enquête publique sur les magouilles entre l’industrie de la construction et le monde municipal, le gouvernement fait preuve d’un formidable empressement… à ne rien faire.
Les conférences de presse se multiplient depuis deux jours pour montrer comment tout l’appareil gouvernemental est mobilisé autour de ce sujet. Hier, le ministre des Affaires municipales parlait de donner des cours d’éthique aux élus. Faut-il vraiment apprendre aux maires du Québec qu’il est toujours préférable d’adjuger un contrat à une entreprise reconnue qui a soumis la plus basse soumission qu’à une firme contrôlée par Casper Ouimet ou à celle qui a payé les rénovations de la maison de votre directeur général ? Le ministre Laurent Lessard convoque d’ailleurs les maires des neuf plus grandes villes de la province la semaine prochaine pour les entretenir sur l’éthique, la transparence et l’attribution des appels d’offres. De nouvelles manières de faire seraient imposées/suggérées à nos élus. Pourquoi pas, mais cela ne nous informera pas sur l’étendue du problème et l’ensemble de ses ramifications. Faut-il changer la loi électorale pour éviter le financement illicite de nos partis politiques ? Le Directeur général des élections du Québec ne manque pas d’imagination et annonce aujourd’hui qu’il demandera à un « jury citoyen » - neuf personnes comme vous et moi – de se pencher sur la question. Mais la palme du vide bien intentionné revient sans doute à la présidente du Secrétariat du Conseil du Trésor. Pour s’assurer de l’intégrité des entreprises avec lesquelles l’État fait affaire, elle a annoncé aujourd’hui en grandes pompes qu’il faut « mettre en place des mesures favorisant le respect de toutes les lois applicables ». Autre trouvaille géniale, le gouvernement nous annonce qu’il veut faire affaire avec des entreprises honnêtes. Me voilà rassuré… Je ne sais pas si ce petit jeu continuera encore longtemps. Le gouvernement veut montrer qu’il a la situation en main et prend les mesures appropriées. Il nous montre surtout qu’il faudra autres choses que des vœux pieux et des déclarations creuses pour crever l’abcès. On épargnerait beaucoup de temps en annonçant rapidement la tenue d’une commission d’enquête, quitte à faire débuter ses travaux au printemps pour permettre aux policiers de lancer des premières accusations. Commentaires:
Commentaire de: gaetan depelteau [Visiteur]
C'est certain que le ministre ne laissera pas faire. La rencontre aura comme principal objectif: cachez vous mieux que ça, ils(le peuple) commencent à avoir des doutes. Aucune confiance en qui que ce soit, à Montréal, Québec et Ottawa.
Merci de me publier.
Commentaire de: Richard Bouchard [Visiteur]
Cet après midi, je relisais un article de J. Cannair publié dans Harvard business review 2007 The ethical mind et il est très intéressant de se rappeler que avoir de haut standard n'est pas le problème, il faut personnellement les adpoter. l,article donne un petit truc pour ceux qui préetende avoir un certain éthique. Regardez vous dans le miroir et demandez vous si vous êtes sûr de faire la bonne chose honnêtement. Certains de nos politiciens doivent avoir briser tous les miroirs afin de ne pas avoir a se poser des questions sur leurs comportement.
Commentaire de: murray yvan [Visiteur]
bonjour
notre premier ministre n est pas capable de prendre une décision il a peur de perdre des votes.je dis qu il n y aura pas d enquete publique c est sur car il y a trop de magouilles et plusieurs personnalités en sortraient tachés.donc ils continuent a dire n importe quoi comme toujours et nous les croyonscar nous sommes mou.
Commentaire de: Jean Ouellet [Visiteur]
M. Charest ne veut pas de commission et Mme Marois fait semblant d’en vouloir une. Pendant ce temps, la possibilité de destructions de preuves et le transit d’argent dans des paradis fiscaux augmentent. M. Charest fera une enquête publique (bidon) seulement lorsque tout les joueurs (croches) ce seront protégés. L’inaction immédiate sème de plus en plus le doute.
Commentaire de: pierre brasseur [Visiteur]
C'est pas compliqué: le gouvernement provincial ne veut pas d'enquête publique sur la corruption dans l'attribution de contrats parce que la corruption et le copinage ne se limitent pas au monde municipal... En fait si l'argent attire la magouille dîtes vous qu'il y a beaucoup plus d'argent au provincial...
La leçon des commandites a été bien assimilé pas nos politiciens: Éviter à tout prix une enquête qui à coup sûr éclaboussera le gouvernement. L'attitude du gouvernement est scandaleuse et révoltante. Notre seul espoir: les médias, mais là encore je ne retiendrai pas mon souffle car eux aussi mangent au ratelier public et sont copains avec le pouvoir (cette critique ne s'adresse pas aux journalistes mais à leurs patrons).
Commentaire de: Deric Caron [Visiteur]
Bien, pouvez-vous blâmer quelqu'un pour pas faire quelque chose qui mènerais a sa perte?
Cela dit, il n'a pas a le faire, il y a des mécanismes en place présentement pour pincer tout ce beau monde, un peu comme Norbourg, c'est juste qu'ils font pas leur job. La SQ se traine les pieds, le vérificateur général enquête sur des niaiseries, l'AMF dort au gaz sur le blanchiment d'argent, etc. Le pire c'est qu'il va être réélu, et jamais personnes dans les médias ou dans la population prennent le temps de ce poser la question : où sont ceux qui sont supposé enquêter sur ce genre de crime. Les serveuses ont de la misère a frauder leur pourboire, pis tu as des centaines de politiciens et de fonctionnaire qui marche uniquement a l'enveloppe brune...
Commentaire de: pierre brasseur [Visiteur]
En passant...
Certains disent que l'enquête publique des commandites n'a rien donné parce que peu d'accusations ont été portées. C'est faux, cette enquête a permis aux Canadiens de s'informer et de choisir de foutre à la porte le nid à corruption qu'était devenu le PLC (qui ne s'en est toujours pas remis). Ça s'appelle la démocratie. Si gouvernement s'en tire sans enquête et réussi à étouffer cette affaire ça voudra dire que notre démocratie n'est plus qu'une facade.
Commentaire de: alain legros [Visiteur]
Une enquête sur quoi ?
Je vous ferai remarquer que depuis le début, le ministre ainsi que le maire de Montréal insistent sur le problème relié à la construction et non au financement des partis politiques. Le vrai problème est que les petites villes ont besoin des entreprises de constructions ainsi que des firmes professionnelles ou des firmes de communications pour financer leur campagne électorale. Trouvez-moi un contribuable qui dépenserait 100$ ou 1 000$ pour voir son conseiller se faire élire. D'un autre côté, si les candidats n'inondent pas les citoyens de publicité, ils ne seront pas connus car ils ne peuvent se fier aux médias à l'instar des grandes villes. Vivement une enquête publique sur LE FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES.Nou payons beaucoup trop cher pour nos services.
Commentaire de: Clément Bernard [Visiteur]
De la poudre aux yeux....toujours du vent.
Le gouvernement libéral ne veut pas d'enquête publique. Il a un formidable allié, Michel Arseneault de la FTQ.À ma connaissance, ils sont les 2 seules organisations à se prononcer contre une enquête publique.Tout le monde sait pourquoi: la corruption et la collusion est érigées en système au Québec et les libéraux et certains bonzes de la FTQ en profitent à plein. L'immense majorité des québécois sont en faveur d'une telle enquête, mais on persiste à la refuser. Tirez vos propres conclusions.....
Commentaire de: Pauline St-Pierre [Visiteur]
D'abord monsieur Charest n'est pas un libéral, c'est un conservateur très, très, très bleu. c'est-à-dire, qu'il fait ce que monsieur Duplessis faisait: Devant un problême qui pourrait lui coûter la prochaine élection, il faisait composer des COMITÉS D'ÉTUDES... et le temps passait et les médias oubliait le problême. Et quelques mois plus tard, d'autres problêmes survenaient, et on recommence. Ce qui fait dire aux politiciens «quelques mois, c'est une éternité» dans le domaine des communications. Et surtout depuis quelques années, le temps des nouvelles télévisées a doublé!
Commentaire de: Pauline St-Pierre [Visiteur]
C'est là précisément, qu'on retrouve le pouvoir de l'argent, dans le système de la démocratie. Dans les villages (petites villes) c'était toujours le cultivateur le plus riche « du boutte» qui était élu maire. Maintenant, avec l'arrivée des riches de la villes: Grosses maisons et grands terrains, qui viennent s'établir en campagne, les affaires se gêtent. Ils font augmenter la valeur immobilière du village, ce qui fait augmenter leur crédit aux emprunts, donc les nouveaux arrivés s'en mêlent et la chicane pogne!!!
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